Compétitivité, burn-out et brown-out… la revue de presse et du web QVT 

Le lien entre QVT et compétitivité a beau être évident, on ne peut que se réjouir lorsqu’une étude sérieuse le confirme avec une certaine résonnance, ce qui est le cas en ce moment. Parmi les pathologies directement liées aux problématiques de QVT, le burn-out ne touche pas que les populations salariées et le brown-out commence à se faire connaître…

La QVT levier de compétitivité

Publiée mardi 11 octobre, une étude menée conjointement par La Fabrique de l’Industrie, le think-tank Terra Nova et le réseau Anact-aract (Association nationale pour l’amélioration des conditions de travail) a été largement commentée sur les sites Internet des grands supports de presse.

Ainsi que l’explique Terra Nova sur son propre site, la relation entre QVT et performance est une question qui a été mille fois débattue, mais le lien existe bel et bien. « De nombreux travaux scientifiques, en particulier européens, le prouvent. L’amélioration de la QVT est un levier pour soutenir les politiques de montée en gamme des produits et services, de différenciation concurrentielle vis-à-vis des pays à faible coût de main-d’œuvre, et pour prendre le virage de la révolution numérique. »

La compétitivité, un argument-choc pour le Figaro (11 octobre), support dont les recommandations de Terra Nova ne sont pourtant pas forcément la tasse de thé. Sur le site du quotidien, le titre de l’article est parlant pour les codir et les actionnaires : « Les entreprises où les salariés s’épanouissent le plus sont celles… qui rapportent aussi le plus ». La suite de l’article pointe que « dans les entreprises, un euro investi en prévention des risques psychosociaux se traduirait par un à treize euros d’économies de coûts ».

Les Echos (11 octobre) se sont également penchés sur les résultats de l’étude à travers un article bien structuré. Celui s’intéresse notamment à la baisse d’autonomie des salariés dans leur travail et au faible taux d’absentéisme chez les entreprises favorisant l’engagement. Il insiste aussi sur l’importance de la mise en place de « nouvelles organisations favorisant un management de proximité ».

Le burn-out brûle toujours…

L’intérêt de la presse pour le burn-out, phénomène hélas bien connu désormais, ne faiblit pas. Deux articles viennent opportunément nous rappeler que les salariés ne sont pas les seuls menacés.

Le premier, de l’Express (9 octobre), montre que personne n’est à l’abri de cette pathologie. Sous le titre « Quand le coach fait un burn-out », nous découvrons comment Thierry Chavel, coach de dirigeants à succès, s’est retrouvé piégé dans cette mécanique… et aussi comment il s’en est sorti. Le second, paru sur le site juridique droit-inc.com (17 octobre), propose un « kit de survie » à l’intention des avocats, « un métier très demandant » qui « expose à des transferts de frustrations et d’autres sentiments, souvent négatifs, de la part des clients ».

Le burn-out reste cependant un phénomène largement lié au salariat. En attendant la mise en place d’une solution de QVT sérieuse dans leur entreprise, ceux qui redoutent le burn-out pourront toujours lire l’interview des trois auteures du livre Les clés du burn-out sur le site de Ouest-France (17 octobre). Au cours de cet échange, ces spécialistes observent que « de plus en plus d’entreprises sont d’accord pour en parler, alors qu’avant c’était tabou ». Un signe encourageant !

… et le brown-out se fait connaître

 Le burn-out est un phénomène connu du grand public, le bore-out commence à l’être. GQ Magazine nous parle à présent du brown-out. Sur le site du mensuel masculin (14 octobre), l’article décrit cet état psychique provoqué par « l’incompréhension d’un monde du travail absurde », poussant le salarié vers « un désinvestissement progressif ». Les féminins Elle (14 octobre) et Marie-Claire (17 octobre) s’emparent aussi du sujet et y sensibilisent leurs lectrices.

Plus analytique, Le Monde (13 octobre) se montre lui aussi interpellé par le phénomène et explicite comment « la perspective d’un salaire régulier finit par entrer en opposition avec le caractère rebutant des missions qui sont confiées ». Et comment, aussi, le désinvestissement « est logique, lorsque l’on constate que la vie de bureau sollicite non pas la meilleure, mais la pire part de soi-même ».

Nous vous donnons rendez-vous dans un mois pour une nouvelle revue de presse et du web consacrée à la QVT. D’ici là… portez-vous bien !